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🕒 Temps de lecture : 11 min Publié en octobre 2026

Quelle formation pour devenir sage-femme ? Le parcours complet expliqué

Six ans d’études, une thèse d’exercice et des règles d’accès qui changent. Voici le parcours complet, cycle par cycle, pour savoir par où commencer et quoi vérifier avant de vous engager.

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Schéma chronologique du parcours de formation en maïeutique sur 6 ans, détaillant les cycles d'études, les années universitaires et les diplômes obtenus.

Vous hésitez entre plusieurs études de santé et vous vous demandez quelle formation suivre pour devenir sage-femme ? Le parcours est plus long qu’il y a quelques années, et les règles d’accès évoluent. Ce guide vous donne les étapes, les repères chiffrés vérifiés et les points de vigilance avant de faire votre choix.

Vous y trouverez le calendrier applicable selon votre année d’entrée, les voies d’accès, le financement et les passerelles pour ceux qui changent de voie. Un tableau de décision vous aide à situer votre profil.

📌 En bref

  • Vérifiez votre année d’entrée : les études durent six ans pour les étudiants entrés à partir de la rentrée 2024.
  • Préparez votre candidature via Parcoursup : la première année se fait en PASS ou en LAS, avec une sélection sur dossier.
  • Anticipez le coût et les aides : le montant de la formation et la prise en charge varient selon les régions, donc renseignez-vous avant de vous inscrire.

Six ans après le bac : Ce que change la réforme de la maïeutique

Quelle formation faut-il suivre pour devenir sage-femme ? Il faut suivre une première année commune de PASS ou de LAS, accessible via Parcoursup, puis cinq années en école de maïeutique. Le cursus dure six ans et se termine par le diplôme d’État de docteur en maïeutique, délivré après une thèse d’exercice.

Cette durée a changé. La loi du 25 janvier 2023 a porté le cursus à six ans pour les étudiants entrés à partir de la rentrée 2024. Si vous êtes entré avant cette date, vous suivez l’ancien calendrier, plus court. Vérifiez donc votre année d’entrée avant de faire vos calculs.

Le diplôme final a aussi été renommé. Il s’appelle désormais diplôme d’État de docteur en maïeutique. Il est délivré après la soutenance d’une thèse d’exercice, qui conditionne le droit d’exercer.

👉 Chiffres clés :
  • Durée : six ans pour les entrants depuis la rentrée 2024
  • Diplôme : diplôme d’État de docteur en maïeutique, après une thèse d’exercice
  • Organisation : trois cycles, dont une première année PASS ou LAS
  • Premier cycle : 180 crédits ECTS, validés par le DFGSMa au grade licence
  • Troisième cycle : un an de consolidation, sans internat ni concours

Un décret du 2 février 2026 autorise désormais les étudiants à exercer comme remplaçants dès la validation des enseignements de sixième année. Le seuil était auparavant fixé à la cinquième année. Ce point compte si vous envisagez de travailler pendant vos dernières études.

PASS, LAS : Comment entrer en maïeutique via Parcoursup

L’entrée se fait par la première année de santé, appelée PASS dans certaines universités et LAS dans d’autres. Vous candidatez sur Parcoursup, et votre dossier scolaire compte dans la sélection. Aucun bac spécifique n’est exigé.

Les profils scientifiques ont cependant un avantage à l’entrée. Les spécialités SVT et physique-chimie sont fortement recommandées. Les mathématiques restent utiles, notamment pour la biostatistique que vous rencontrerez pendant le cursus.

La sélection est réelle. En Île-de-France, pour 2025-2026, les places de première candidature se répartissaient ainsi : 25 à Paris Cité, 12 à Sorbonne Université, 9 à Versailles Saint-Quentin, 6 à Paris-Saclay, 4 à Sorbonne Paris Nord et 3 à Paris-Est Créteil. Ces chiffres montrent qu’une même région peut offrir très peu de places par établissement.

Le nombre de tentatives autorisées varie selon les universités. Renseignez-vous auprès de la vôtre avant de planifier une éventuelle deuxième année de candidature.

👉 Conseil pratique : Lisez le calendrier et les règles de chaque université qui vous intéresse dès la phase de vœux. Les règles de PASS et de LAS ne sont pas identiques partout, et une erreur de lecture peut vous faire perdre une année.

Le déroulé du cursus, cycle par cycle

Le cursus s’organise en trois cycles. Chacun a son grade, son contenu et son statut.

Premier cycle : Le socle scientifique et les premiers stages

Le premier cycle dure trois ans et compte 180 crédits ECTS répartis sur six semestres. Il est validé par le DFGSMa, au grade licence. La première année correspond à la PASS ou à la LAS, puis viennent les deux années de licence proprement dites.

Les enseignements portent sur les sciences de base, l’anatomie, la physiologie et les premières notions de biostatistique. Le volume de formation tourne autour de 25 à 35 heures par semaine, avec un contrôle continu, des examens écrits et des oraux.

Deuxième cycle : L’entrée dans la pratique hospitalière

Le deuxième cycle dure deux ans. Il est validé par le DFASMa, au grade master. Vous y acquérez le statut d’étudiant hospitalier, qui ouvre droit à des indemnités de stage et de transport.

Ce cycle multiplie les terrains de stage, en maternité, en consultation et en structures de prévention. Un stage long est prévu en cinquième année, et la pratique occupe une place croissante. Les indemnités progressent d’une année à l’autre, ce qui reflète l’autonomie accrue.

Troisième cycle : L’année de la thèse d’exercice

Le troisième cycle dure un an. Créé par le décret et l’arrêté du 3 juillet 2024, il est conçu comme une année de consolidation. Il n’y a ni internat ni concours, et la sixième année n’est donc pas un internat.

Cette année se conclut par la thèse d’exercice, dont la soutenance ouvre le droit d’exercer. Sans elle, le diplôme de docteur en maïeutique n’est pas délivré.

👉 Mobilité : Des stages à l’étranger sont possibles dès la troisième ou la quatrième année, via Erasmus+, selon les accords passés par chaque école. Certaines écoles proposent aussi des unités d’enseignement libre, qui ouvrent la voie à un double cursus.

Combien coûte la formation et comment la financer

Le coût dépend de l’école et de la région. Dans un cas relevé début 2026, la formation coûtait environ 8 000 € par an, avec une prise en charge par la Région Sud pour les jeunes en poursuite d’études. Ce montant ne vaut pas partout : il faut le vérifier auprès de la région et de l’école visée.

Pendant le deuxième cycle, le statut d’étudiant hospitalier change la donne, car il s’accompagne d’indemnités. Le tableau suivant distingue les postes à regarder.

PosteRepèreÀ vérifier
Frais de formation en écoleEnviron 8 000 € par an dans un cas relevé début 2026Le montant réel et sa prise en charge par la région
Prise en charge régionaleExistante dans certaines régions, pour les jeunes en poursuite d’étudesLes conditions d’âge, de statut et de revenus
Indemnités de stage (deuxième cycle)Versées au statut d’étudiant hospitalier, avec indemnités de transportLe montant pour votre année, qui progresse d’une année à l’autre
Aides socialesBourses sur critères sociaux et aides du CROUSVotre éligibilité selon vos revenus

Distinguez les frais pédagogiques, facturés par l’école, des frais d’inscription universitaire, payés à l’université. Ce sont deux lignes différentes de votre budget.

Le CPF peut financer certaines formations certifiantes. Vérifiez avant de vous engager si la préparation qui vous intéresse y est éligible, car l’éligibilité ne couvre pas automatiquement tout le cursus.

Changer de voie en cours de route : Les passerelles vers la maïeutique

Une passerelle permet d’intégrer directement une école en deuxième ou en troisième année. Elle s’adresse à des candidats qui ont déjà un parcours, par exemple des diplômés d’autres cursus ou des auxiliaires médicaux. Les places sont peu nombreuses.

La procédure comporte trois phases. Elles s’enchaînent, et chacune peut vous éliminer.

1

La recevabilité

L’école vérifie que votre dossier est complet et que vous remplissez les conditions d’accès. Un dossier incomplet est écarté à ce stade.

2

L’admissibilité

Votre dossier est étudié sur le fond, sur votre parcours et vos motivations. Les candidatures admissibles passent à l’étape suivante.

3

L’admission

Un entretien individuel, bref, précède la décision finale. Il sert à évaluer votre projet et votre aptitude à rejoindre une promotion déjà formée.

Le calendrier type suit une logique de printemps. Dans un exemple relevé en 2026, les dossiers se déposaient au début du printemps, l’admissibilité suivait quelques semaines plus tard, et l’admission intervenait en fin de printemps. Ce n’est pas un calendrier national : chaque école fixe ses propres dates.

👉 Piège à éviter : Vous ne pouvez pas candidater dans plusieurs structures ou plusieurs filières la même année. Choisissez donc votre cible avant de déposer le premier dossier.

Les candidats hors Union européenne sont l’exception la plus stricte. À Nice, en 2026, les étudiants hors UE n’étaient pas admis, sauf en LAS. Vérifiez cette règle avant d’engager vos démarches.

Quel profil, quelle porte d’entrée : Le tableau de décision

La question n’est pas seulement « quelle formation ? », mais aussi « par quelle porte ? ». Votre profil détermine la voie accessible et le calendrier à respecter.

Votre profilPorte d’entrée accessibleCalendrier à respecter
Lycéen en terminalePASS ou LAS via Parcoursup, en première annéeLa phase de vœux Parcoursup, puis la rentrée universitaire
Étudiant en LAS ou en PASSPoursuite du cursus ou nouvelle candidature, selon l’universitéLe nombre de tentatives autorisées par votre université
Infirmière ou auxiliaire médical diplôméPasserelle en deuxième ou troisième annéeDépôt des dossiers au printemps, puis admissibilité et admission
Salarié en reconversionPasserelle si votre diplôme est éligible, sinon PASS ou LASLe calendrier de chaque école, à vérifier dès le début de l’année
Candidat hors Union européenneAdmission limitée, par exemple en LAS dans certaines écolesLes conditions de l’école visée avant tout dépôt

La réforme de l’accès 2027 : Ce qui change pour vous

La réforme annoncée pour 2027 remplace PASS et LAS par une voie unique d’accès aux études de santé. La maïeutique reste l’une des cinq filières concernées. Le nombre de candidatures autorisées, ainsi que les conditions d’un éventuel redoublement, restent à confirmer auprès de votre université.

CritèreAvant la réformeAnnoncé pour 2027
Porte d’entréePASS ou LAS, selon l’universitéVoie unique d’accès aux études de santé
Nombre de candidaturesEncadré par chaque universitéNombre de candidatures autorisées à confirmer
RedoublementSelon les règles localesPossibilité de redoublement, conditions à confirmer

Si vous entrez en première année avant 2027, vous suivez les règles actuelles. Si vous candidatez à partir de la rentrée 2027, appliquez les règles de la voie unique dès qu’elles sont publiées.

Maïeutique, médecine, kinésithérapie : Situer la filière

La maïeutique n’est pas un choix par défaut. Elle se compare aux autres filières de santé sur des critères précis. Le tableau ci-dessous vous donne les repères à regarder pour la maïeutique.

CritèreCe qu’il faut regarderPour la maïeutique
DuréeNombre d’années avant le diplômeSix ans pour les entrants depuis la rentrée 2024
Porte d’entréeVoie d’accès la première annéePASS ou LAS via Parcoursup
Statut pendant les étudesStatut et indemnitésÉtudiant hospitalier à partir du deuxième cycle
DébouchésModes d’exerciceHôpital, libéral, PMI

La sage-femme est une profession médicale, avec des compétences propres. Elle ne relève pas des professions paramédicales. Pour les durées et les places des autres filières, consultez les textes en vigueur, car elles évoluent.

Après le diplôme : Exercice, spécialisations et évolution

La sage-femme exerce à l’hôpital, en libéral ou en PMI. Environ 40 % des professionnelles exercent en libéral. Le diplôme ouvre aussi la voie à des compétences élargies : suivi gynécologique de prévention et contraception depuis 2010, IVG médicamenteuse et vaccination depuis le décret du 2 juin 2016.

Plusieurs évolutions sont possibles après le diplôme. Les diplômes universitaires et interuniversitaires de spécialisation portent sur l’échographie, la rééducation périnéale, la lactation ou l’orthogénie. Une poursuite en master, un doctorat ou une formation de cadre de santé sont aussi envisageables.

Pour la rémunération, les grilles de la fonction publique hospitalière varient selon le grade et l’ancienneté. Le mode libéral suit une autre logique. Consultez les grilles en vigueur plutôt que des moyennes anciennes.

Le métier est mixte. Le terme « sage-femme » désigne la fonction, et non le genre : les hommes peuvent exercer ce métier comme les femmes.

Les questions à se poser avant de se lancer

Trois idées reçues méritent d’être écartées. D’abord, la maïeutique n’est pas un choix par défaut : c’est un projet à construire. Ensuite, le métier n’est pas exclusivement hospitalier, puisque le libéral et la PMI sont aussi des voies réelles. Enfin, la durée n’est plus de cinq ans pour les entrants récents.

Le taux de réorientation mérite aussi votre attention. À l’école de Nice, entre 2002 et 2024, sur 569 admis, 85 % ont obtenu leur diplôme et 11 % se sont réorientés. Demandez les statistiques de l’école qui vous intéresse, avec son taux d’insertion à six mois.

Mon avis franc : Si je ne devais retenir qu’une chose, ce serait de vérifier votre année d’entrée avant tout. Elle décide du calendrier qui vous concerne. Ce que je regarde en premier, c’est la voie d’accès et les dates de l’école visée, car une erreur de calendrier coûte une année entière.

Le handicap n’est pas un obstacle en soi. Des aménagements d’études et d’examens sont possibles via le chargé d’accueil et d’accompagnement handicap de l’école. Signalez votre besoin dès le dépôt du dossier.

Enfin, la liste des écoles est tenue à jour par l’Ordre des sages-femmes. Consultez-la pour comparer les établissements près de chez vous.

❓ On répond à vos questions

Votre prochaine étape

Notez l’année de votre entrée dans le cursus, puis repérez dans le calendrier de votre université la date de la prochaine phase de candidature. Ce sont ces deux repères qui décident de la suite de votre parcours pour devenir sage-femme.

✍️ À propos de l'auteur
Photo de Julien

Responsable Formation

Je suis Julien, responsable formation dans le secteur de la logistique depuis maintenant 10 ans. Mon quotidien ? Gérer des budgets, construire des plans de développement et analyser les compétences de demain. Sur ce blog, je mets mon expertise du terrain à ton service pour t'aider à décrypter la jungle des certifications RNCP et du CPF. Mon but : te donner les clés stratégiques pour réussir ta reconversion et booster ton employabilité !

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